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Paroisse

Saint-François-d'Assise

(Clair)


Érigée :
Population :
Familles :
1889
1 130
335


UNITÉ PASTORALE NOTRE-DAME-DE-LA-FRATERNITÉ

Membres de l'équipe d'animation pastorale

P. Jacques Thériault, v.g., modérateur
M. Réjean Bonenfant, Mme Gabrielle Boutot, Mme Francine Caron,
Mme Sandra Corriveau, M. Alain Cyr, Mme Suzanne Gagnon,
Mme Diane Lebel Sawyer, Mme Ethel Lozier, M. Bertin Nadeau,
M. Luc L. Nadeau et Mme Angela Soucy

Presbytère

678, rue Principale, Clair, NB  E7A 2H4
Tél. : (506) 992-2496
Téléc. : (506) 992-3101
Courriel :

Résident : P. Jacques Thériault, v.g.
Courriel :
Président du C.P.A.É. : (à déterminer)
Gérant : M. Ludger Lang (506) 992-3005

Feuillet paroissial 

Célébration Eucharistique

Dimanche : 10h30

Il est toujours intéressant de relire les premières pages des registres paroissiaux qui nous relatent les débuts d'une paroisse. Tantôt transparaît l'esprit de clocher qui préside à une division de paroisse, tantôt une question de gros sous qui donne la situation précaire de gens tiraillés par la pauvreté, le désir de vivre et le goût d'une pratique religieuse digne et conforme aux normes du siècle.

La paroisse Saint-François-d'Assise de Clair n'échappe pas à ce cheminement douloureux parfois, mais révélateur et bénéfique après 106 ans d'existence.

Le 27 octobre 1888, lorsque Sa Grandeur Mgr James Rogers, évêque de Chatham célèbre une première messe dans l'église de Saint-François-d'Assise de Clair, assisté de Messire Paradis, curé de cette mission, il rappelle ce qu'il avait décidé en 1886 : « Je cède à votre requête pour la plus grande paix et pour conserver l'esprit de piété dans le coeur de tous. Mais avec les conditions suivantes :

1er - Que tout argent collecté et les souscriptions après l'incendie de l'église de Saint-François pour la reconstruction de la dite église restent comme appartenant à l'église de Saint-François qui a été commencée sur la foi des dites contributions.

2e - Qu'un site convenable de pas moins de dix arpents de terre soit procuré pour la dite chapelle.

3e - Que les dits habitants ne cherchent nullement à nuire ou à empêcher la construction de l'église déjà commencée de Saint-François et qu'ils cherchent à procurer la paix et à conserver un bon esprit catholique et charitable parmi tous les paroissiens.

Donné dans l'assemblée des dits habitants tenue sur le terrain et près de l'église de Saint-François ce 9e jour de septembre 1886. »

Signé : + J. Rogers, évêque de Chatham

Ces recommandations de Mgr Rogers, reprises en 1888, inspirent et dictent la conduite des curés qui se succèdent à la paroisse et les paroissiens perpétuent aussi cet esprit jusqu'à nos jours, en gardant une certaine filiation avec la paroisse-mère dont ils s'étaient séparés.

Maintenant il ne manque plus qu'un curé résident. Malgré les requêtes incessantes des paroissiens, il faut attendre un an (1er septembre 1889) avant que Clair accueille son premier curé, le Révérend Père Antoine Comeau. Après un an seulement, les circonstances veulent que ce jeune prêtre plein de talent soit transféré à la grande paroisse de Saint-Hilaire, et Clair redevient mission de Saint-François-Xavier jusqu'à l'arrivée du Révérend Georges Gauvin, le 1er mai 1895 et il doit en même temps assurer la desserte de la mission de Lac-Baker. L'histoire d'une paroisse dans un petit diocèse comme celui d'Edmundston ne peut se dire sans toucher les faits et dates de bien d'autres paroisses et même du diocèse qui les regroupe dans le temps.

Le Père Gauvin complète l'intérieur de l'église, jette les fondations de l'église actuelle à la mission de Lac-Baker. Fatigué, il doit prendre un an de repos avant d'accepter le poste de vicaire à Campbellton et Clair redevient desserte de Saint-François-Xavier, jusqu'à octobre 1904, où le Père André Bérubé fondateur et curé d'Acadieville durant dix-sept ans devient curé de Clair. Il y demeure pendant dix ans. Son presbytère sert d'école pour les jeunes garçons qui se préparent à des études plus avancées. Les frères Alfred et Ernest Lang y étudient avec lui avant leur cours classique.

Le 14 octobre 1914, le Père Télesphore Lambert vient remplacer le Père Bérubé, nomme curé de la paroisse de Sainte-Anne de Madawaska avec desserte de Notre-Dame de Lourdes.

Le Père Lambert, dont plusieurs se rappellent le dévouement et les initiatives, quitte Clair pour la paroisse Saint-François-Xavier après sept ans. Il doit reconstruire l'église et le presbytère de Saint-François-Xavier, rasée par l'incendie du 10 mai 1920. Il assure en même temps la desserte de Connors et en 1932, fatigué et malade, il se retire dans sa maison privée à Clair, jusqu'à sa mort le 25 février 1950, après avoir rendu de nombreux services à ses confrères dans le ministère.

Les deux mois d'intervalle avant l'arrivée du Père Armand Martin sont assurés par le Père Edward Barry. Le Père Martin, jeune, zélé et très pieux accomplit de grands travaux dans la paroisse. Il favorise et encourage particulièrement l'éducation de la jeunesse. Six ans, c'est vite passé, il est transféré à Saint-Léonard-Ville et remplacé par le Père Charles-Eugène Michaud qui durant 17 ans est témoin de la transformation sociale et industrielle de la guerre 1939-1945. Nommé aumônier à l'Hôtel-Dieu de Bathurst, il est remplacé par le Père Xavier Daigle le 2 juin 1944, qui demeure jusqu'à sa mort le 16 mars 1951. Le Père Lionel Daigle est nommé curé le 23 août 1951. Il est curé durant une période de 29 ans. Le Père Lionel récolte une belle moisson et son talent exceptionnel de leader et d'instructeur, son goût artistique, sportif le font toucher à toutes les sphères de la vie. L'Ordre du Canada, la Médaille Jean-Paul II, la Prélature Pontificale, le doctorat en musique de l'Université de Moncton, dont il fut honoré, disent ostensiblement les bénéfices de ces années pour une paroisse comme Clair. L'église à elle seule, chef-d'oeuvre artistique, suffit pour immortaliser son auteur. Mgr Daigle continue à 87 ans, à l'Hôtel-Dieu de Saint-Basile l'enseignement de la musique aux jeunes de la maternelle.

Le Père Benjamin Saindon jr. succède à Mgr Daigle, mais sa santé ne lui permet que deux ans d'apostolat à Clair. Il est remplacé par le Père Claude Clavet qui y oeuvre pendant 12 ans, soit jusqu'en 1994.

106 ans d'histoire trop vite racontés pour situer les cinquante dernières années qui voient l'administration diocésaine passer de Bathurst à Edmundston, avec un ÉVÊQUE bien à nous.

Comme dans chaque paroisse, où le curé qui met tout son coeur de père à construire, à procurer et à donner en héritage, à ses enfants le meilleur de lui-même, ne peut s'évaluer qu'en retombées à long terme; la prospérité spirituelle, sociale et matérielle de chaque paroisse, donne à tout le diocèse cet apanage que nous voulons fêter en ce 50e anniversaire de fondation de notre diocèse.

HOMMAGE, HONNEUR ET GRATITUDE à tous ceux qui ont bâti, qui ont fait et qui font ce que nous sommes aujourd'hui.

Les pasteurs de Clair :

1994-1996 : 
1996-1997 : 
1997-1999 : 
1999-2007 : 
2007-2011 : 
2011-.... : 
P. Alfred Ouellet
P. Claude Côté, c.j.m., administrateur
P. Claude Côté, c.j.m., curé
Équipe de pastorale paroissiale (P. Claude Côté, c.j.m., modérateur)
Équipe de pastorale paroissiale (P. Ivan Thériault, modérateur)
Équipe de pastorale paroissiale (P. Jacques Thériault, v.g., modérateur)

Référence : Livre-souvenir à l'occasion du 50e anniversaire de la fondation du diocèse d'Edmundston publié par la Revue de la Société Historique du Madawaska (vol. XXIII, numéros 1, 2, 3 et 4), 1995.

Photo : contribution